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Analyse de drogues en milieu festif : que montrent les données sur les huit premiers mois de 2026 ?

Entre janvier et août 2026, 2 444 échantillons collectés par le réseau Analyse ton prod’ (ATP) sont associés à un contexte de consommation en milieu festif, soit 42,5 % des 5 756 collectes enregistrées sur ces huit mois. Quels produits sont principalement apportés à l’analyse ? Les substances recherchées sont-elles effectivement retrouvées ? Focus sur les données ATP des huit premiers mois de l’année.

Près de 2 500 collectes associées au milieu festif en 8 mois

Parmi les données ATP extraites pour la période de janvier à août 2026, 5 756 collectes ont une date comprise entre le 2 janvier et le 29 août. Parmi elles, 2 444 sont renseignées avec un contexte de consommation « en milieu festif », soit 42,5 % des collectes de la période.

Attention néanmoins : ces données correspondent aux échantillons apportés au dispositif Analyse ton prod’ et ne permettent donc pas de décrire à elles seules l’ensemble des produits consommés en milieu festif.

3-MMC et ecstasy en tête des produits déclarés

Parmi les 2 444 échantillons associés au milieu festif, cinq produits concentrent près de 85 % des collectes.

La 3-MMC arrive en première position avec 704 échantillons, soit 28,8 % des collectes festives. Elle est suivie par l’ecstasy, avec 612 échantillons (25 %).

Viennent ensuite la cocaïne, avec 286 échantillons (11,7 %), la MDMA sous forme cristal ou poudre, avec 253 échantillons (10,4 %), et la kétamine, avec 221 échantillons (9 %).

D’autres produits sont également représentés : 88 échantillons concernent un produit inconnu de la personne, 60 sont présentés comme de la 4-MMC, 47 comme du 2C-B et 38 comme du LSD.

Connaître la composition du produit, principal motif d’analyse

Pour 2 185 des 2 444 collectes festives, soit 89,4 %, « connaître la composition du produit » apparaît parmi les motifs renseignés pour réaliser l’analyse.

La vérification de la présence du produit attendu apparaît dans 336 collectes, tandis qu’un effet inattendu ou indésirableest mentionné parmi les motifs pour 209 collectes.

Plusieurs motifs pouvant être renseignés pour une même collecte, ces chiffres ne doivent pas être additionnés entre eux.

Un écart particulièrement marqué pour les produits présentés comme 3-MMC

La 3-MMC se distingue particulièrement dans les résultats enregistrés dans la base du réseau Analyse ton prod’.

Pour 92 % des échantillons présentés comme de la 3-MMC pour lesquels un résultat est disponible, il y a absence du produit recherché et présence d’autres substances.

Les substances détectées sont principalement la 2-MMC, la 4-CMC et la N-éthylpentedrone.

Ces résultats confirment qu’une part importante des substances vendues comme de la 3-MMC en France actuellement n’en est pas.

Des résultats différents selon les produits présentés à l’analyse

Ce constat concernant la 3-MMC ne se retrouve pas avec la même ampleur parmi les autres produits les plus fréquemment collectés en contexte festif.

Parmi les échantillons disposant d’un type de résultat renseigné, la catégorie « présence du produit recherché uniquement » concerne notamment 281 des 596 échantillons présentés comme ecstasy, 160 des 280 présentés comme cocaïne, 169 des 242 présentés comme MDMA cristal ou poudre et 145 des 215 présentés comme kétamine.

Les données ATP mettent ainsi en évidence des profils différents selon les produits présentés à l’analyse et permettent de documenter les écarts entre le produit attendu et les substances identifiées.

Un premier état des lieux à poursuivre

Ces données pourront être complétées à mesure que de nouvelles collectes seront intégrées à la base ATP et mises en regard des observations des acteurs de réduction des risques intervenant en milieu festif et des dispositifs de veille sanitaire.

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